Out of Disorder

Galerie Antonio Colombo
Via Solferino, 44, Milan, Italie
Décembre 2022

Out of Disorder est une exposition sur l’abstraction et comment nous l’utilisons pour construir notre propre monde. Avec Guido Bisagni (108) et Jeroen Erosie.

Texte par Vittorio Parisi (en anglais):

“To get out of chaos without erasing chaos”: with this phrase, Gilles Deleuze tackled the question of abstract painting, underlining its ability to transform chaos into cosmos, without however allowing the latter to disavow the former. Great abstract painting is, to all effects, a way for force disorder into a form, producing images that do not resemble anything, but precisely for this reason have a universal function. To take this path, the painter has to paradoxically yield part of the control he exerts on material, in order to usher it out from the disorder of the world. This momentary loss of control is the basis for the work of three great exponents of abstract muralism: 108, Eltono and Erosie.

Starting from a shared background – that of graffiti writing – although with three very different approaches to painting, these artists produce forms with the goal of putting the chaos of reality back into an unprecedented order: graphic, dense with signs that simulate letters and pictograms, in the case of Erosie; geometric, the result of a creative process to some extent externalized and open to chance, in the case of Eltono; mystical, inhabited by irregular, spectral forms, in the work of 108. Whether this happens within the boundaries of a wall, a canvas or a sheet of paper, the principle that governs the works in this show does not change, which is the principle of all great abstract art: on the very thin borderline between chaos and cosmos, the realm of pure form begins.

Photos : Pier Maulini.

Espaces Manipulables

Centre d’Art Mille Formes
23 Rue Fontgieve, Clermont-Ferrand, France
Avril 2022

Mille Formes est un centre d’initiation à l’art pour les 0-6 ans conçu par la ville de Clermont-Ferrand en partenariat avec le Centre Pompidou.

“Espaces Manipulables” est un ensemble de trois dispositifs immersifs et interactifs qui a pour but de permettre aux visiteurs de prendre part à l’évolution des œuvres qui les entourent. Une immersion créative qui va à l’encontre de la sacralisation de l’œuvre d’art et qui, au contraire, invite à toucher, déplacer et expérimenter avec les objets qui composent les œuvres. Le visiteur fait partie de l’oeuvre pour mieux en observer les résultats et découvrir les interactions qui existent entre les formes, les couleurs et l’espace.

Desperfectos

SET Espai d’Art (chez Galería Nueva)
Madrid, Espagne
Octobre 2021

Pour l’exposition individuelle Desperfectos, j’ai presenté trois projets : Plotter de paseo (plotter de marche), Transportistas (transporteurs) y Averses.


Plotter de paseo (plotter de marche)

En continuant mes recherches autour de l’idée de faire de l’art en marchant, j’ai fabriqué un plotter de marche qui utilise la gravité et les mouvements de mon corps pour actionner différents mécanismes et créer des dessins à partir de mes cheminements.


Transportistas (transporteurs)

J’ai construit cinq boîtes pour envoyer cinq œuvres depuis mon atelier en France jusqu’à la galerie à Madrid. Une boîte est censée protéger l’œuvre mais dans ce cas, j’ai peint sur la partie extérieur de la boîte. Au lieu de la protéger, la boîte aide à la détérioration de l’œuvre. J’ai imaginé ce projet comme un collaboration entre les transporteurs et moi. J’ai construit, peint et manipulé les boîtes avec une précaution maximale jusqu’au moment où je les ai confiées au transporteurs. À partir de ce moment précis, j’ai perdu le contrôle de l’état des oeuvres. Je n’ai découvert le résultat final qu’à mon arrivée à la galerie à Madrid.

– T1 et T2 ont été envoyées avec La Poste (Colissimo),
– T3 a été envoyée avec TNT,
– T4 a été envoyée avec UPS,
– T5 a été envoyée avec DHL.


Averses

Œuvres créées pour l’exposition individuelle Sérendipité au centre d’art Hangar 107 à Rouen en juillet 2021.

Dans la lignée de mes recherches autour de l’altération d’œuvres d’art par des facteurs extérieurs et difficilement contrôlables, j’ai décidé de profiter de la météo normande pour faire le tour du centre d’art à chaque averse en me protégeant de la pluie sous une œuvre. La séquence de lignes colorées parallèles tracée avec des feutres est endommagée par les gouttes d’eau qui font déteindre l’encre. Le temps d’exposition étant le même à chaque sortie, la particularité de chaque averse peut s’apprécier dans le résultat. Grosses gouttes espacées, petite pluie fine ou averse intense laissent une empreinte différente sur l’encre.

Set Espai d’Art
Galería Nueva

Plus d’info : https://galerianueva.com/galerias/setespaidart/

Sérendipité

Centre d’art Hangar 107
Rouen, France
Juillet 2021

Eltono-Serendipity-20

Pour l’exposition individuelle Sérendipité, j’ai présenté huit différentes séries d’oeuvres : deux peintures murales génératives, quatre expérimentations dans la rue, une installation murale interactive et un projet de sculptures génératives.

Averses

Dans la lignée de mes recherches autour de l’altération d’œuvres d’art par des facteurs extérieurs et difficilement contrôlables, j’ai décidé de profiter de la météo normande pour faire le tour du centre d’art à chaque averse en me protégeant de la pluie sous une œuvre. La séquence de lignes colorées parallèles tracée avec des feutres est endommagée par les gouttes d’eau qui font déteindre l’encre. Le temps d’exposition étant le même à chaque sortie, la particularité de chaque averse peut s’apprécier dans le résultat. Grosses gouttes espacées, petite pluie fine ou averse intense laissent une empreinte différente sur l’encre.

SM7

Les sculptures SM7 sont une réitération du protocole Modo n.°7 en volume. Huit formes différentes sont générées et agencées de façon à ce que la sculpture soit stable. Une fois l’équilibre trouvé, les pièces moulées sont assemblées et la sculpture est figée.

55 panneaux

En suivant un protocole génératif, 55 compositions abstraites ont été peintes sur des panneaux de bois de 50 x 50 cm. Le système d’accrochage permet de déplacer facilement les panneaux. Ainsi, tout au long de l’exposition, le public est invité à permuter les panneaux pour faire évoluer la composition.

Modo n.°46

En tirant parti de l’avancé technologique des NFT dans l’art génératif numérique, j’ai installé un code en ligne pour permettre à seize collectionneurs de générer seize compositions abstraites numériques. Chacune d’entre elles a été peintes sur le mur en respectant l’ordre de génération. Le résultat final n’a été découvert qu’à la fin de la peinture car aucune simulation de la composition complète n’a été préalablement réalisée.

https://www.eltono.com/lab/projects/modo46/

RUFO

Une composition abstraite est peinte sur une planche de bois et une corde y est attachée. Je promène la planche, face peinte au sol, sur un parcours en boucle défini à l’avance. Le résultat n’est découvert qu’à la fin du parcours. À Rouen, j’ai choisi de promener huit planches sur des parcours empruntant les quais et les ponts autour de la Seine.

Modo n.°45 (réitération Modo n.°7)

Après avoir découvert un quadrillage parfait de 7 x 7 cases sur la cimaise centrale, la peinture murale générative Modo n.°45 a été peinte en suivant le protocole Modo n.°7.

Pierres peintes

À mon arrivée, je suis parti à la recherche de pierres aux alentours du centre d’art. J’ai peint chaque pierre avec trois couches successives de couleurs différentes. J’ai ensuite emmené les pierres sur la rive droite de Rouen et je leur ai donné des coups de pied pour les faire rouler en suivant des parcours prédéfinis. Certaines d’entre elles ont été lâchées dans les pentes du Mont-Saint-Aignan et une seule, la plus grosse, a roulé sur la rive gauche autour du centre d’art.

Détours

Parcours aléatoires (x5) exécutés à Niort en 2017 pour l’exposition La Ville et le Mouvement organisée par Winterlong Gallery.

Pour un temps défini à l’avance, je me promène en ville avec un dé dans la poche. À chaque intersection, j’utilise le dé pour savoir dans quelle direction je dois continuer à marcher. Les données GPS du cheminement parcouru sont enregistrées et une sculpture est créée à partir du résultat. La sculpture est présentée comme une œuvre abstraite, résultat de mes mouvements aléatoires dans la ville.

Vues de l’exposition :

Merci à toute l’équipe du Hangar 107, Jean Guillaume, Nicolas, Marc, Kim, Théo, Caro, Marilou et Gabin.

Photos: Juan Cruz, Jean Guillaume Panis et Eltono.

Corners of(f) Society

Colab Gallery
Weil am Rhein, Alemagne
Novembre 2018 – avril 2019

Projet en collaboration avec Luce

Commissionnée par Daniel Künzler

www.colab-gallery.com

Après notre première collaboration en 2015 qui expérimentait autour du périscope et de l’idée de voir au travers les murs, nous avons décidé d’approfondir le sujet en fabriquant des dispositifs plus légers avec des nouvelles formes pouvant être testés dans différentes situations dans la ville. Les objets ont été montrés accompagnés de photos documentant les actions accomplies avec eux.

Periscopes

Texte du commissaire (en anglais):

On 24th November 2018, the Colab Gallery will openned its doors for the group exhibition “Corners Of(f) Society”, featuring seven international artists that work with, around and in urban areas.

We would like to ask visitors the question how and why places function, and which impact the geographical environment has on perception and behavior. If you have, e.g., several possibilities to reach a supermarket, you would choose a certain route according to your mood.

During your daily life, you efficiently choose the shortest way, that unfortunately leads along a noisy, four-lane road. Then again, you deliberately look for a route, that leads you away from the actual place of destination taking you to interesting places, an abandoned house, an open terrain or a park at the city’s´ outskirts. However, losing your orientation and just strolling along, can also be seen as something positive, something that triggers your thirst for adventure and allows unexpected things to happen. Every one of us has his daily rituals, that are not only determined by functionality.

You can tell stories about some places, others you will seek because you feel comfortable there or because you are striving for a certain mood, or because the atmosphere and aura there bring back memories. Wandering around means getting lost, being active, collecting things you find in the street, getting onto a metro, the next bus and climbing out somewhere else, having deleted the common reason for getting from A to B. It means actively soaking up the terrain, the people, the animals or the trash in the streets. Without perspectives and intention, there is more to discover.

The participating artists show with alert eyes aesthetic glances of cities, peripheries, and surprising encounters. We are looking forward to present the works of Relfy (Can), Cyop & Kaf (It), Swampy (Usa), Bruno Rodrigues & Fábio Vieira (Bra), Road Dogs (Fr), Raskalov & Makhorov (Rus), LUCE & Eltono (Es).

Merci beaucoup a Danny, K100, Marc et à toute l’équipe de Colab.

Funambuls

Désolé, cet article n’est pas encore disponible en français.
En attendant, vous pouvez toujours le lire en English ou en Español.

Casal Solleric
Passeig del Born 27, Palma de Mallorca, Spain
April 2018

Curated by Jordi Pallarès

Mouldings:

Palma is full of architectural and decorative elements as interesting as they are peculiar. The artist select some of them to reproduced the space they generate cutting the three-dimensional negative space of these geometric fragments. They are shapes that one could easily touch and perfectly recognize with his finger. Wooden mouldings that the artist makes us locate and fit in while we discover others. A different look on the city aesthetic.

Rub:

One of the smallest street in the city has been intervened by the artist. Blue, red and green. The participants have to find it, rub their black backpacks on it and impregnate them with these colors. A dust that they will release immediately on the exhibition space walls with another body rub. A loading and downloading exercise where the contact of the body with the wall connects us with the city activity and leave some traces that talk about our presence in it. A subtle collective “pollination” that, beyond the possible accidents, wants to eliminate borders between indoor and outdoor while it gives back respect to the others and towards what’s on our back.

Random Itineraries:

By throwing a dice you can randomly stroll around the city. Randomness leads us into streets that we don’t usualy know while we’re playing and tracing the generated itinerary on a map. Absurd and persistent, open or closed, these broken lines show our activity when we act as funambulist. Geometric and irregular routes that, magnifying their scale, are reassigned and reinterpreted by the artist in the exhibition space.

Petrogliphs:

Following clues, the idea is to find images or signs that others carved in the walls’ stones. A calcareous stone typical from the Balearic Islands that register every type of interventions and erosion of the passing time. Walls where suggestive anonymous traces are detected and reproduced on paper. An activity that gives the opportunity to discover incisions as footprints accumulated by those that coincided in the same place transcending (beyond) time.

Chalk Line:

This activity consists in the making of a collective, generative and random mural drawing full of uncertain straight lines. Using the chalk line as a classic tool used in construction work, each participant marks a line that is the result of joining the coordinates of two points. Dice randomness choose the length and inclination of each line while the whip of the historic blue pigment marks the wall. The same pigment that is used to whitened clothes. Personalized distances that are traced with tension and liable to be returned to the street.

Exhibition view:

Pictures: Jordi Pallarès, Yago Marqués and Eltono
Graphic design: Javier Siquier

 

 

Anomalías

SET Espai d’Art
Plaza Miracle del mocadoret 4, Valence, Espagne
15 septembre – 11 novembre 2017

www.setespaidart.com

Je suis toujours à la recherche de systèmes pour faire participer la ville à mon processus créatif. Je réalise chaque expérimentation en série, de façon rigoureuse et méthodique, pour pouvoir comparer les résultats. En exécutant ces expérimentations, je me retrouve très souvent en situation de décalage par rapport à la réalité qui m’entoure. Dans la routine de la ville, mes actions peuvent être perçues comme des anomalies. L’oeuvre générée fonctionne comme témoin de l’expérience vécue entre l’artiste et la ville.

6 aros (6 cerceaux)

Sur une carte de Valence, j’ai cherché des itinéraires dont la forme soit le plus circulaire possible. J’en ai retenu 6 aux caractéristiques adéquates. J’ai crée une sculpture à partir de chaque itinéraire. J’ai ensuite fait rouler chaque sculpture dans la ville sur le parcours qu’elle représente. Chaque promenade varie de 1 à 6 km. Les sculptures sont exposées dans la galerie dans l’état que la promenade les a laissées.

Piedras pintadas (pierres peintes)

J’ai cherché des pierres dans les rues aux alentours de la galerie. J’ai réussi à en trouver 14. Pour chaque pierre, j’ai soigneusement noté le lieu où elle a été trouvée. J’ai emmené toutes les pierres dans l’atelier et je les ai peintes avec trois couches de trois couleurs différentes. Ensuite, j’ai ramené chaque pierre à l’endroit où elle a été trouvée et je l’ai promenée à coups de pied dans les rues de la ville jusqu’à ce qu’elle franchisse le pas de la porte de la galerie.

Dibujos en la EMT (dessins dans le bus)

Cherchant toujours à m’échapper de la commodité de l’atelier, j’ai fait des dessins assis à l’intérieur des autobus de la ville de Valence. J’ai reproduit 12 fois la même composition durant 12 trajets sur différentes lignes urbaines. Chaque imperfection sur les dessins est le fruit des gènes occasionnées par les mouvements du trajet. Non seulement je n’avais pas le contrôle absolu de mon dessin, mais je ne contrôlais pas non plus où m’emmenait l’expérience ; en relevant la tête à la fin de chaque dessin, dans presque tous les cas, j’étais complètement perdu.