Corners of(f) Society

Colab Gallery
Weil am Rhein, Alemagne
Novembre 2018 – avril 2019

Projet en collaboration avec Luce

Commissionnée par Daniel Künzler

www.colab-gallery.com

Après notre première collaboration en 2015 qui expérimentait autour du périscope et de l’idée de voir au travers les murs, nous avons décidé d’approfondir le sujet en fabriquant des dispositifs plus légers avec des nouvelles formes pouvant être testés dans différentes situations dans la ville. Les objets ont été montrés accompagnés de photos documentant les actions accomplies avec eux.

Periscopes

Texte du commissaire (en anglais):

On 24th November 2018, the Colab Gallery will openned its doors for the group exhibition “Corners Of(f) Society”, featuring seven international artists that work with, around and in urban areas.

We would like to ask visitors the question how and why places function, and which impact the geographical environment has on perception and behavior. If you have, e.g., several possibilities to reach a supermarket, you would choose a certain route according to your mood.

During your daily life, you efficiently choose the shortest way, that unfortunately leads along a noisy, four-lane road. Then again, you deliberately look for a route, that leads you away from the actual place of destination taking you to interesting places, an abandoned house, an open terrain or a park at the city’s´ outskirts. However, losing your orientation and just strolling along, can also be seen as something positive, something that triggers your thirst for adventure and allows unexpected things to happen. Every one of us has his daily rituals, that are not only determined by functionality.

You can tell stories about some places, others you will seek because you feel comfortable there or because you are striving for a certain mood, or because the atmosphere and aura there bring back memories. Wandering around means getting lost, being active, collecting things you find in the street, getting onto a metro, the next bus and climbing out somewhere else, having deleted the common reason for getting from A to B. It means actively soaking up the terrain, the people, the animals or the trash in the streets. Without perspectives and intention, there is more to discover.

The participating artists show with alert eyes aesthetic glances of cities, peripheries, and surprising encounters. We are looking forward to present the works of Relfy (Can), Cyop & Kaf (It), Swampy (Usa), Bruno Rodrigues & Fábio Vieira (Bra), Road Dogs (Fr), Raskalov & Makhorov (Rus), LUCE & Eltono (Es).

Merci beaucoup a Danny, K100, Marc et à toute l’équipe de Colab.

Funambuls

Désolé, cet article n’est pas encore disponible en français.
En attendant, vous pouvez toujours le lire en English ou en Español.

Casal Solleric
Passeig del Born 27, Palma de Mallorca, Spain
April 2018

Curated by Jordi Pallarès

Mouldings:

Palma is full of architectural and decorative elements as interesting as they are peculiar. The artist select some of them to reproduced the space they generate cutting the three-dimensional negative space of these geometric fragments. They are shapes that one could easily touch and perfectly recognize with his finger. Wooden mouldings that the artist makes us locate and fit in while we discover others. A different look on the city aesthetic.

Rub:

One of the smallest street in the city has been intervened by the artist. Blue, red and green. The participants have to find it, rub their black backpacks on it and impregnate them with these colors. A dust that they will release immediately on the exhibition space walls with another body rub. A loading and downloading exercise where the contact of the body with the wall connects us with the city activity and leave some traces that talk about our presence in it. A subtle collective “pollination” that, beyond the possible accidents, wants to eliminate borders between indoor and outdoor while it gives back respect to the others and towards what’s on our back.

Random Itineraries:

By throwing a dice you can randomly stroll around the city. Randomness leads us into streets that we don’t usualy know while we’re playing and tracing the generated itinerary on a map. Absurd and persistent, open or closed, these broken lines show our activity when we act as funambulist. Geometric and irregular routes that, magnifying their scale, are reassigned and reinterpreted by the artist in the exhibition space.

Petrogliphs:

Following clues, the idea is to find images or signs that others carved in the walls’ stones. A calcareous stone typical from the Balearic Islands that register every type of interventions and erosion of the passing time. Walls where suggestive anonymous traces are detected and reproduced on paper. An activity that gives the opportunity to discover incisions as footprints accumulated by those that coincided in the same place transcending (beyond) time.

Chalk Line:

This activity consists in the making of a collective, generative and random mural drawing full of uncertain straight lines. Using the chalk line as a classic tool used in construction work, each participant marks a line that is the result of joining the coordinates of two points. Dice randomness choose the length and inclination of each line while the whip of the historic blue pigment marks the wall. The same pigment that is used to whitened clothes. Personalized distances that are traced with tension and liable to be returned to the street.

Exhibition view:

Pictures: Jordi Pallarès, Yago Marqués and Eltono
Graphic design: Javier Siquier

 

 

Résidence Palma

Festival Palma
Le Pavillon, Caen, France
Mars 2018

www.palmafestival.com

Résidence de 15 jours au Pavillon sur la pointe de la presqu’île de Caen.

Tourbillons :

Un jour, en traversant le barrage de l’Orne (un pont barrage construit en 1908 qui sert à réguler la marée), j’ai réalisé que devant chaque porte, du côté aval, l’eau formait de très puissants tourbillons. Quand je suis retourné sur le barrage le jour suivant, j’ai remarqué que les débris qui flottaient la veille étaient toujours en train de tourner au même endroit. J’ai compris que les tourbillons étaient si puissants que les objets pris dedans n’avaient que très peu de chance de s’échapper. J’ai donc eu l’idée d’y jeter des œuvres et d’observer ce qui allait se passer. Après 5 jours j’ai décidé de les récupérer et, non sans difficultés, j’ai réussi à les repêcher et à les rapporter à l’espace d’exposition.

Parcours aléatoires :

Le Pavillon, lieu de ma résidence et d’exposition de ses résultats, est situé au cœur de la Pointe de la presqu’île de Caen. C’est un territoire particulièrement intéressant, il est entouré d’eau (par le bassin St. Pierre, le canal de Caen à la mer, l’Orne et le canal Victor Hugo) et est en pleine transformation, alternant constructions modernes, vielles usines, bâtiments abandonnés, espaces verts planifiés et terrains vagues. Un espace dégagé, bien défini et propice à la déambulation aléatoire.

Pour cet exercice, j’ai défini 23 points sur le territoire à des endroits clés (angles de bâtiment, croisements, coins). Le but étant de marcher d’un point à un autre en choisissant aléatoirement le point suivant. Le parcours commence au point n.º1, passe par 10 points et termine à nouveau au point n.º1. Le résultat de chaque parcours a ensuite été matérialisé en bois coupé au laser avec l’aide du Fablab local au Dôme. Ils ont ensuite été peints et exposés au Pavillon. J’ai personnellement tracé 11 parcours et 6 ont été tracés par les participants d’un atelier au Fablab. Chaque sculpture représente un trajet de 30 à 40 minutes sur une distance de 2 à 3 km.

Anomalías

SET Espai d’Art
Plaza Miracle del mocadoret 4, Valence, Espagne
15 septembre – 11 novembre 2017

www.setespaidart.com

Je suis toujours à la recherche de systèmes pour faire participer la ville à mon processus créatif. Je réalise chaque expérimentation en série, de façon rigoureuse et méthodique, pour pouvoir comparer les résultats. En exécutant ces expérimentations, je me retrouve très souvent en situation de décalage par rapport à la réalité qui m’entoure. Dans la routine de la ville, mes actions peuvent être perçues comme des anomalies. L’oeuvre générée fonctionne comme témoin de l’expérience vécue entre l’artiste et la ville.

6 aros (6 cerceaux)

Sur une carte de Valence, j’ai cherché des itinéraires dont la forme soit le plus circulaire possible. J’en ai retenu 6 aux caractéristiques adéquates. J’ai crée une sculpture à partir de chaque itinéraire. J’ai ensuite fait rouler chaque sculpture dans la ville sur le parcours qu’elle représente. Chaque promenade varie de 1 à 6 km. Les sculptures sont exposées dans la galerie dans l’état que la promenade les a laissées.

Piedras pintadas (pierres peintes)

J’ai cherché des pierres dans les rues aux alentours de la galerie. J’ai réussi à en trouver 14. Pour chaque pierre, j’ai soigneusement noté le lieu où elle a été trouvée. J’ai emmené toutes les pierres dans l’atelier et je les ai peintes avec trois couches de trois couleurs différentes. Ensuite, j’ai ramené chaque pierre à l’endroit où elle a été trouvée et je l’ai promenée à coups de pied dans les rues de la ville jusqu’à ce qu’elle franchisse le pas de la porte de la galerie.

Dibujos en la EMT (dessins dans le bus)

Cherchant toujours à m’échapper de la commodité de l’atelier, j’ai fait des dessins assis à l’intérieur des autobus de la ville de Valence. J’ai reproduit 12 fois la même composition durant 12 trajets sur différentes lignes urbaines. Chaque imperfection sur les dessins est le fruit des gènes occasionnées par les mouvements du trajet. Non seulement je n’avais pas le contrôle absolu de mon dessin, mais je ne contrôlais pas non plus où m’emmenait l’expérience ; en relevant la tête à la fin de chaque dessin, dans presque tous les cas, j’étais complètement perdu.

La ville et le mouvement

Le Pilori espace d’arts visuels
Place du Pilori, Niort, France
27 septembre – 10 novembre 2017
Exposition organisée dans le cadre du festival Le 4e mur par Winterlong galerie.
Artistes invités : Jeroen Jongeleen et Eltono

www.winterlong-galerie.com

Détours

Six parcours aléatoires au départ du lieu d’exposition d’une durée de 20 minutes. À chaque intersection un dé détermine la direction à prendre. Le résultat est matérialisé par six sculptures en bois peint.

RUFO

Une peinture est promenée, la face peinte tournée vers le sol, dans les rues de la ville. Le parcours, décrivant une boucle, est déterminé à l’avance. La planche est exposée en l’état avec un plan au dos décrivant le parcours.

G.A.S

Système d’impression au sol exploitant les mouvements de la rue. Chaque gravure est exposée au traffic pour une durée minimum d’une heure.

 

Photos : Eric Surmont et Eltono
Vidéos : Victor Thiré

Downshifting

Redline Centre d’Art Contemporain
2350 Arapahoe Street, Denver, U.S.A.
30 juin – 23 juillet 2017

Modo n.º19

 

(Texte en anglais)

Curated by Ramón Bonilla, Downshifting is a group exhibition that calls attention to the meditative quality of reductive art, which encompasses minimal, post-minimal, hard edge and geometrical work. Reductive art work is typically explored in terms of formal qualities like medium, rarely conjuring conversations that respond or reflect on political realities. For many artists around the globe, however, reductive work can provide a sanctuary from the hyperactivity and sensory-flooding that has come to be our everyday reality.

Working with 12 internationally-based abstract and minimalist artists, Downshifting will transform RedLine’s 6,000-square-foot exhibition hall into a sanctuary of abstract works with programming that explores sensory deprivation rather than spectacle and provocation.

Participating Artists:
Eltono (France)
Louyse Blyton (Australia)
Ramón Bonilla (Puerto Rico)
Sandra Fettingis (USA)
Andrew Huffman (USA)
Kristofer Hultenberg (Denmark)
Michael Mork (Denmark)
Gary Andrew Clarke (England)
Ashley Frazier (USA)
SEIKON (Poland)
Hyland Mather (USA)
Frank T. Martinez (USA)

www.redlineart.org

Crossroad #3

Doppelgaenger Gallery
Via Verrone 8, Bari, Italie
Double exposition individuelle avec les artistes italiens Sten&lex
4 mai – 20 septembre 2017

www.doppelgaenger.it

Trois différents travaux ont été présentés :

Percorsi Aleatori, trois représentions sur papier de trois itinéraires aléatoires de 10 minutes chacun exécutés dans les rues de Bari Veccia à l’aide d’un dé placé dans ma poche.

Esculture Casuali, une expérimentation sculpturale dans laquelle la longueur et l’angle de chaque segment qui compose la sculpture sont déterminés au hasard.

Morceaux Choisis, huit pièces en bois découpées de façon aléatoire en suivant les règles de la peinture murale générative Modo n.º7.